Freelance et finances : écueils à éviter & axes à tenir

Lorsque l’on a pris l’habitude de recevoir un salaire fixe, à date fixe tous les mois, passer à un nouveau mode de gestion n’est pas une mince affaire ! En effet, en tant qu’employé d’une entreprise, les négociations restent rares. De plus, les différentes charges professionnelles sont alors directement soustraites à la source. L’un des challenges majeurs de la vie d’un freelance est donc la gestion des finances et la capacité à s’adapter à un nouveau mode de fonctionnement. Voyons ensemble les quelques points fondamentaux auxquels il faut être préparé.

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Chiffrer sa prestation

On a beau être sûr de ses compétences, au courant des tarifs du marché, quand il s’agit de présenter un devis à un client, mieux vaut être au point. L’erreur serait de comparer votre chiffrage freelance à un salaire. En effet, pour une entreprise, embaucher un freelance présente de nombreux avantages : pas de charges salariales et un montant déductible du chiffre d’affaires. Par exemple, une entreprise qui embauche une personne à 2000€/mois débourse environ le double. En revanche, si cette entreprise opte pour un freelance, elle s’épargne les charges salariales. De surcroît, elle pourra déduire le montant facturé par le freelance de son chiffre d’affaires, au même titre que n’importe

De plus, il ne faut jamais perdre à l’esprit les charges que vous allez payer en tant qu’indépendant, sur le règlement de votre client. Aussi est-il primordial, lors de la réalisation d’un devis, de prendre en compte les différents éléments suivants : le temps de travail estimé, les ressources utilisées et les charges financières à venir, attenantes à votre prestation. Inutile donc de rougir si le montant vous semble plus élevé que votre dernière fiche de salaire. Il est toutefois essentiel d’établir ses tarifs selon ces critères précis, afin de pouvoir les justifier auprès des clients. « Ce que l’on conçoit bien, s’énonce clairement » comme le disait Nicolas Boileau.

Trésorerie et organisation

Ca y est, le mot fatal est tombé… Selon son domaine d’expertise, on est tous plus ou moins familier avec le concept de « trésorerie ». Pourtant, cela fait partie des multiples casquettes d’un travailleur indépendant. Rassurez-vous, pour une petite structure, savoir additionner et soustraire est amplement suffisant.

La première chose à faire est de vous assurer que vous connaissez précisément votre statut juridique. En effet, une bonne connaissance de celui-ci vous permettra d’identifier les frais dont vous êtes redevable et les modalités de versement. En somme, il ne faut jamais se laisser surprendre par les charges. Le secret de la sécurité est de toujours être dans l’anticipation des dépenses. Ce qui n’est, certes, pas toujours évident quand on lance son activité… Nous en arrivons naturellement à la deuxième mission du trésorier en herbe : constituer un fond de roulement. En effet, même si vous prévoyez vos dépenses comme un chef, personne n’est à l’abri d’un retard de paiement ou d’un achat imprévu. Ce pécule de sécurité sur votre compte professionnel, vous couvrira en cas d’impondérable. Un vrai jeu d’enfant !