Le casse-tête du statut juridique

Rien que d’y penser, vous avez une boule au ventre, des vertiges et une envie irrésistible de partir en courant ? Rassurez-vous, c’est normal. Toutefois, ne laissez pas les acronymes juridiques venir à bout de vos rêves de freelancing. Faîtes-nous confiance, ce n’est pas si compliqué.

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Qu’est-ce qu’un freelance ?

La question peut paraître sans intérêt et pourtant ! A force de parler de « freelance » on peut s’imaginer qu’il s’agit d’un statut juridique. Il n’en est rien. Si vous souhaitez vous lancer, il faudra choisir la forme de votre entreprise.

Qui peut m’aider à choisir ?

Il existe sur internet des outils qui permettront de déterminer, en fonction de vos objectifs et de critères clés, vos besoins précis. Il suffit généralement de remplir quelques champs, cocher plusieurs cases et le tour est joué. Parmi les plus fiables : celui de l’APCE assez court mais qui a le mérite de cibler l’essentiel, ou celui d’Experts-Comptables, qui mettra en exergue, selon vos objectifs de C.A, le statut le plus rentable.

Avantages et inconvénients des différents statuts

Ah la boule au ventre est revenue? Encore une fois, pas de panique. Il est moins question de rentrer dans le détail de ces différents statuts que de tenter de les vulgariser, en dégageant leurs principales caractéristiques. • L’auto-entreprise : ce statut est idéal pour tester une activité dont on ignore l’évolution. Les démarches sont simplifiées et se font en ligne. Toutefois, les plafonds de chiffre d’affaires sont très stricts et appliqués au prorata temporis. Attention donc au piège de la première année. Pour la vente de marchandise, le seuil à ne pas dépasser est fixé à 82 200 € et à 32 900€ pour les prestataires de services. Pour faire simple, si vous vous lancez les deux derniers mois de l’année, il faudra générer un chiffre d’affaires inférieur à 5 483€ ou 13 700€ selon votre activité. On parle bien de C.A et non de bénéfices car les charges ne sont pas déductibles avec ce statut. • L’entreprise individuelle : comme pour l’auto-entreprise, sa gestion et sa création sont facilitées. Le désavantage majeur est la non distinction des biens pro et perso. En cas de soucis, votre patrimoine est en ligne de mire. Par exemple, si vous êtes propriétaire, l’entreprise individuelle engagera directement votre domicile. On vous conseillera donc de privilégier le statut suivant. • L’EIRL : c’est un statut récent. Il est identique à la forme précédemment citée mais permet la protection des biens personnels. • L’EURL : il s’agit d’une société identique à une SARL mais composée d’un associé unique. Les démarches administratives sont par conséquent plus importantes que pour les formes précédentes : rédaction de statuts obligatoire, inscription au registre du commerce et des sociétés, parution officielle mentionnant la création d’entreprise... Les frais liés à cette constitution sont également plus élevés. D’autre part, vous êtes engagé à hauteur de vos apports initiaux (défini dans les statuts). Ici vos biens sont donc protégés mais la structure est plus lourde et s’apparente à une société de plus grande envergure. Vous pourrez donc faire évoluer votre entreprise en toute sérénité.

Petit conseil en passant…

Si vous vous interrogez encore, que vous n’êtes pas sûr de votre activité, que vous souhaitez rester salarié parallèlement, le statut d’auto-entrepreneur est vraiment l’idéal pour commencer une activité de freelance. A mesure de votre croissance il sera toujours tant de changer de régime. Alors, rassuré ? On vous avait dit que ce n’était pas si compliqué !