Robotique, Résilience et Efficience opérationnelle dans le secteur bancaire

dimanche 28 janvier 2018
Bernard Timmermans
Fondateur et gérant, strategic-pilot.com
Luxembourg, Luxembourg
3 sujets étroitement corrélés. Avec la concurrence des GAFAM et autres FINTECHS et la pression sur les revenus, la maîtrise des coûts reste un enjeu majeur. Les Banques restent bien sûr avantagées par la taille de leur clientèle, portefeuille de produits, ressources et compétences et elles connaissent le sens du mot compliance mais tous ces acquis sont exposés à une lente érosion. La RPA (Robotic Process Automation) est évidemment un fort levier de productivité et les Managers ne peuvent qu’être séduits par ces nouveaux automates décrits comme peu coûteux, faciles à implanter et permettant de générer des économies rapides. Ces ‘nouvelles’ technologies sont prometteuses mais encore faut-il les utiliser à bon escient, bien préparer le terrain et ne pas hypothéquer les architectures.

La prolifération des outils, les effets de mode et l’absence de normes entretiennent une relative et joyeuse confusion sur la portée du numérique en général et sur les outils de type RPA ou AI en particulier. A vérifier si ces nouveaux génies ne sont pas que des traducteurs ou intégrateurs ou pilote de workflows.. Ces robots viennent remplacer l’humain et palier rapidement à des gaps d’intégration en évitant le recopiage manuel d’informations avec éventuellement un enrichissement automatique avec des données récupérées dans d’autres bases.
Le bon robot est doté d’une forte capacité d’apprentissage et de calcul (moteur de règles, paramétrage à la portée de l’utilisateur via un métalangage) mais, vous l’aurez compris, une alternative au robot est de développer les interfaces ! Le robot peut difficilement travailler s’il ne reçoit pas une nourriture structurée mais certains sont plus performants que d’autres sur ce terrain et dotés par exemple de capacité de lecture de PDF. L’intelligence artificielle suppose une capacité d’apprentissage, les visionnaires parlent de ‘curiosité artificielle’. Ces nouvelles technologies sont a priori assez faciles à déployer, du fait de leur forte adaptabilité par rapport à un contexte opérationnel, organisationnel ou technique mais cette qualité pourrait être un cadeau empoisonné si le RPA ne restait qu’un médicament de confort et symptomatique, venant masquer des pathologies graves qui vont continuer à métastaser en silence : chateaux de cartes informatiques, organisation sclérosée, processus malades… Votre avis ?
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